A DEFAUT DE BUZZ, ON RECHERCHE DES EMOTIONS ET UN PEU DE SEDUCTION CHEZ LES FILLES !
A l’heure où nous venons d’apprendre la disparition du Trophée des Grimpeurs créé en 1913, nous sommes dans l’impossibilité de comptabiliser les annulations, les déceptions et la recherche des boucs émissaires. Le calendrier se déplume…série en cours ! J’avais promis de faire un état des lieux des forces en présence avant l’authentique démarrage de la saison qui se résumera à peu de courses pour la Coupe du Monde et la Coupe de France. Mieux vaut mater un bon Hitchcock pour ceux qui sont à la recherche d’émotions et de suspens…
L’entourage de Jeannie LONGO s’est ému de mes propos sur le cyclisme français lorsque j’évoquais la relève. Une mise au point s’impose donc, je n’ai jamais critiqué Jeannie LONGO car on je ne brûle pas aujourd’hui ce que j’ai adoré hier. Personne ne pourra en vouloir à Jeannie de vouloir rester au plus haut niveau. Il s’agit plutôt du manque d’ambitions de nos françaises. Lorsqu’on sait que Patrice CIPRELLI est l’entraîneur de Jeannie LONGO et d’Edwige PITEL, on peut simplement conclure que les deux sélectionnées aux Jeux Olympiques de LONDRES seront bien celles qui l’entrainent, du moins pour le contre la montre. Si vous vous plongez dans les statistiques, vous devrez accepter que les deux du contre la montre ont toujours disputé la route. Jeannie rentrera une fois encore dans les annales ! J’ai vécu personnellement l’épopée de 1989 à Mexico comme membre du staff du record de l’heure et je ne doute pas une seconde que Patrice CIPRELLI relèvera ce défi qui représente certainement un des plus grands de sa carrière et ceci pour beaucoup de raisons !
Le cyclisme français est décimé par l’arrêt prématuré de concurrentes comme JAUNÂTRE et GAUTARD et par des équipes professionnelles réduites à deux et qui n’ont que de « professionnelles » que le nom ! La France est la seule nation qui a un passe-droit pour inscrire des formations pro à l’Union Cycliste Internationale. Jamais aucune formation française n’a donné un salaire à une seule fille ! Les françaises ne reçoivent parfois même pas un sou d’indemnités de déplacement. Beaucoup ont visité les coulisses de ces formations. Les organisateurs avaient pitié d’un tel spectacle avec des véhicules parfois empruntés aux parents des concurrentes, des kinés de fortune et des mécanos qui demandaient aux filles si elles n’avaient pas un peu de matériel !
Et les étrangères. Où sont nos championnes ? Fabiana LUPERINI quitte la scène sur la pointe des pieds. Nicole BRANDLI préfère s’en aller à 30 ans comme monitrice de ski en Suisse. Diana ZILIUTE devient directeur sportif. Nicole COOKE au chômage se lance pour une saison sous les couleurs de sa fédération nationale. Championne olympique en titre, elle n’a pas pu trouver une équipe professionnelle. Tout un symbole ! Pour le reste, c’est encore du sérieux avec Brunello FANINI qui s’aperçoit que son leader Régina SCHLEICHER est enceinte ! Le débat risque une fois de plus être arbitré par les deux formations CERVELO et COLUMBIA. Pourtant l’Italie partira encore comme le pays leader avec six équipes professionnelles. La Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas avec trois formations. Nous comptons 25 équipes professionnelles féminines contre 27 en 2009 et 37 en 2008. Hélas, nous ne verrons que moins de 50% des équipes pros sur les principales courses du calendrier.
J’ai rédigé ces quelques lignes le 8 mars à l’occasion de la journée internationale de la femme ! Le temps passe et le modernisme et le progrès sont plutôt dans le camp de l’IPHONE que dans celui de la reconnaissance des femmes…









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